B.CYRULNIK/H.ROMANO: JE SUIS VICTIME, L’INCROYABLE

Magnifique article qui ose stigmatiser la psychiatrisation, la pathologisation de processus qui font partie de l’existence d’un humain. Faudra-t-il un jour s’excuser de sa tristesse et de ses larmes ? Faudra-t-il les “soigner” ? Ou pourrons-nous laisser à l’expérience humaine l’espace qui lui revient...
 
A lire l'article de Libération."Dans un ouvrage à charge, Hélène Romano et Boris Cyrulnik dénoncent un recours systématique aux cellules d’urgence médico-psychologique (CUMP). Au risque de psychiatriser la tristesse. "
 
"La psychiatrie est à la fois nécessaire et abusive," explique Boris Cyrulnik, avant de rajouter: "Encore une fois, le deuil et la souffrance font partie de la vie. Aujourd’hui, on voit des gens qui se font prescrire des médicaments à la mort de leur mère, et disent, six mois plus tard : «J’ai honte de ne pas avoir souffert de ce deuil.» De même que ce n’est pas à la psychiatrie de régler le problème de ces supposés «mauvais élèves» sur lesquels on se focalise aujourd’hui. On est en train d’en faire un problème médical. Pourquoi pas psychiatriser aussi le premier chagrin d’amour ?"

Je suis victime from Activites on Vimeo.

Mardi 27 octobre 2015

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