La PNL, un art de la conscience, un guide du routard de la conscience.

Fin janvier, Anne Piérard, directrice et fondatrice de l'Institut Ressources, intervenait au congrès NLPNL  - qui se tenait, comme tous les ans, à Paris. Cette année, la thématique était: “La PNL, un art de…” Comme, par exemple, un art de la conscience. Ci-dessous, vous pourrez découvrir un guide du routard de la conscience - qui vous permettra de cheminer dans votre monde, votre modèle du monde, et peut-être au delà. Et pendant ce voyage, rappelez-vous ces mots d’Irvin Yalom: "Il n'existe pas de chemin tout tracé, la seule vérité est celle que nous découvrons nous-mêmes."

La conscience se vit, elle ne se théorise pas, ou peu. Certaines descriptions faites par des pèlerins qui sont passés par là aident les compagnons dans leur voyage, lorsqu’ils vivent une expérience sans pouvoir la comprendre ou la remettre en perspective - un peu comme les premiers pèlerins de Compostelle ont cartographié les chemins, et que ces descriptions ont aidé les nouveaux.

 

Le concept de “modèle du monde” est la pierre angulaire de la programmation neuro-linguistique. Si vous l’enlevez, que reste-t-il de la PNL ? Quelques modèles, quelques exercices, qui, certes, aident des gens, mais l’essence même de la PNL, son substrat conceptuel, n’est plus là. Mais de quel modèle du monde parlons-nous ? Celui de “l’autre” que nous allons essayer de décoder avec application afin de mieux communiquer avec lui, de modifier certains aspects dysfonctionnels de ce modèle, afin d’en faire un meilleur manager, soignant, thérapeute, vendeur, ou plus généralement un être humain qui peut vivre pleinement ? Sûrement, mais qu'en est-il du nôtre ? Sommes-nous aussi conscients que nous demandons à l’autre de le devenir ? L’expression anglaise “walk your talk”, marcher sur le chemin de sa parole, faire ce que l’on dit, en d’autres termes manifester sa congruence, sa cohérence, et peut-être même son éthique, voilà ce qui semble essentiel.

En fait, trois ressources me semblent essentielles pour faire ce chemin de conscience:

  • La curiosité: si vous n’êtes pas intéressés par vous-même, il n’y a aucune raison de commencer ce chemin. Tout le monde vit des expériences. Tout le monde n’en fait pas des apprentissages et des occasions de conscience. C’est le modèle de la poule: elle picore tranquillement, et passe un coq auquel sa position - penchée - donne des idées. Le coq saute dessus la poule, qui s’arrête de manger pendant vingt secondes - les coqs sont des rapides - puis elle recommence à picorer. Bonne ou mauvaise - ma deuxième position perceptuelle avec une poule est limitée - l’expérience est passée dans les limbes d’un passé confus. Et sa vie de poule continue. Mais, pour vous, votre vie peut être une aventure passionnante, qui vous donne chaque jour des occasions de vous approcher de vous-même, de toucher au mystère, votre mystère, qui se dévoile - petit à petit.
  • La bienveillance: vous allez, sans doute, découvrir des aspects de vous, des "patterns" ou schémas, qui ne font pas franchement partie de l’image de vous-même - de l'image que vous vous êtes construite. Il s’agit donc d’accueillir, d’embrasser tout de vous-même, sans poser de jugement, sans faire de sélection entre ce qui vous semble acceptable, ou pas. Et de vous souvenir que vous avez fait les meilleurs choix possibles à l’époque, compte tenu de multiples éléments. Rappelez-vous: vous êtes la seule personne avec laquelle vous êtes sûre de passer toute votre vie. Alors, autant être en bonne relation avec elle.
  • Le courage: lorsque vous devenez pèlerin sur le chemin de vous-même, le confort n’est sans doute pas le meilleur critère à tester. Courage vient du latin “cor” - coeur - et ce coeur, fort, se découvre, et se construit. Il sera question de rester avec des sentiments inconfortables, des "sur réactions" émotionnelles, jusqu’à ce qu’ils vous livrent les clés de vous-même.

Je vous conseille, aussi, de trouver une communauté de conscience. Elle peut se résumer à une seule personne, engagée dans la même voie, qui vous aime, qui accepte votre être et qui est un bon miroir de vos "patterns" (comme des siens, d’ailleurs). Vous avez intérêt à ne pas faire de confusion de niveaux logiques - non, vous n’êtes pas vos émotions, non vous n’êtes pas vos blessures, non, vous n’êtes pas vos "patterns" - sinon votre amitié n’y resistera pas.

 

Enfin, il vous faudra prendre du temps. Le méta-programme passif est un mal-aimé en Occident - mis à part, de temps en temps, une petite méditation vite fait bien fait, et encore, on dit “faire une méditation”, comme d’une activité parmi d’autres. Robert Dilts parle de créer des “bassins d’attraction” où des éléments peuvent se poser. Ce vacuum, ce vide que vous créez, c’est ce qui appellera vos prises de conscience. Il ne s’agit pas de se dire “bon, j’ai une heure, voyons mes patterns, mes schémas de fonctionnement”. Il s’agit d’explorer cette passivité féconde à partir de laquelle émergeront vos prises de conscience, vos "patterns", vos récurrences. Et si vous vous surprenez dans vos découvertes, c’est bon signe, c’est que votre cerveau gauche n’est plus complètement à la manoeuvre.

Si ces mots vous paraissent simples, ils ne sont pas, je l’espère, simplistes. Il m’a fallu trente ans pour arriver à cette cartographie tranquille, et simple. Trente ans.

Je vous souhaite un beau et passionnant chemin vers vous-même, et je remercie tous les participants à l’atelier “La Pnl, un art de la conscience” du congrès NLPNL. Votre attention, votre ouverture, votre implication ont créé un champ où la conscience a pu s’inviter, où les résonances se produisaient sans que l’on aie à les forcer. L’ange d’une PNL consciente s’était invité. Sans vous, cela n’aurait pas été possible.

“Et tout au bout de la quête, Parvenir à notre point de départ, Et le voir comme pour la première fois,” TS Eliot

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Jeudi 15 février 2018
Catégorie: Articles

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