Un amour qui guérit, peut-on parler d'amour pour ses patients ?

Peut-on parler "d'amour pour ses patients" ? "Un amour qui guérit : L'importance de la relation en psychothérapie", est un livre qui entend montrer que l'amour est le principe vivifiant de la relation thérapeutique ; un amour "désaliéné". Attention, il ne s'agit pas là d'une sorte de postulat idéaliste ni d'une manifestation d'angélisme, tissée de bons sentiments. "Un amour qui guérit" s'appuie sur cinq psychothérapies, présentées et analysées sous l'angle de la relation.

D'ailleurs, "toutes les études le montrent, ce sont les aspects relationnels qui font le succès d’une thérapie," comme l’explique le cercle psy, avant de renchérir: "Plutôt que la sacro-sainte neutralité bienveillante du thérapeute, ils prônent une attitude faite d’authenticité, de chaleur et d’implication affective."

 

"La réponse que nous voulons apporter, à partir de notre expérience clinique, est que l’amour est le principe vivifiant de la relation thérapeutique et l’élément agissant dans la transformation du patient," expliquent Jenny Locatelli et Edmond Marc, les auteurs de l’ouvrage "Un amour qui guérit." Et de rajouter: "Cette hypothèse pourra surprendre. Elle se heurte à un discours dominant dans le champ de la psychothérapie et à des résistances fortes que nous allons expliciter un peu plus loin."

"Il ne s’agit pas, pour nous, d’un postulat idéaliste ou d’une manifestation d’angélisme baignée de bons sentiments."

"Si le terme d’amour s’est imposé en dépit de toutes les ambiguïtés et de tous les risques qu’il recèle, c’est qu’il semble le plus à même d’exprimer la qualité affective profonde du lien qui se tisse entre le thérapeute et son patient. Pourquoi l’amour serait-il absent de ce lien, alors qu’il est un des besoins fondamentaux de chaque être humain, condition de son épanouissement ? C’est parce que l’amour est au cœur du développement de la personne et de ses perturbations qu’il est le moteur du processus thérapeutique." Et de rajouter: "Si le terme d'amour s'est imposé, en dépit de toutes les ambiguïtés et de tous les risques qu'il recèle, c'est qu'il semble le plus à même d'exprimer la qualité affective profonde de ce lien. C'est aussi parce que l'amour est au cœur du développement de la personne et de ses perturbations ; et que, de ce fait, il est le moteur du processus thérapeutique. Cette réflexion s'inscrit dans la lignée des apports théoriques et cliniques de Ferenczi, de Balint, de Winnicott, de Bowlby, de Rogers, de Kohut… pour ne citer que les plus grands. Elle a l'ambition de renouveler les représentations et le regard que nous portons sur la relation thérapeutique. Et plus encore d'ouvrir et de transformer la pratique."

Données techniques: "Un amour qui guérit : L'importance de la relation en psychothérapie," Broché – 24 juin 2016, Jenny Locatelli (Auteur), et Edmond Marc (Auteur)

Dimanche 28 janvier 2018

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