Le pouvoir de l'autocompassion

Pour le magazine Harvard Business Review, Serena Chen - professeure de psychologie - aborde le concept de l’autocompassion. Une compétence que chacun peut développer, peut perfectionner. En quoi l'autocompassion est-elle utile ? Selon des études, l’autocompassion nous incite à stimuler un état d’esprit tourné vers le développement, et ainsi entretenir cette belle croyance comme quoi il est possible de s’améliorer, et d’apprendre.

Pour en savoir plus sur l'état d'esprit de développement, à lire notre billet de blog: "Le pouvoir de croire que vous pouvez vous améliorer, le pouvoir du bientôt, Carol Dweck", en cliquant ici !

"Lorsque nous connaissons un échec, nous réagissons en général de deux manières possibles. Soit nous nous mettons sur la défensive et nous rejetons le blâme sur autrui, soit nous nous faisons des reproches. Malheureusement, aucune de ces réactions n’est vraiment bénéfique. S’exonérer de toute responsabilité en reportant la faute sur d’autres aide sans doute à atténuer la douleur cuisante de l’échec, mais cela ne nous apprend rien. D’un autre côté, la mortification, pour autant qu’elle puisse sembler justifiée sur le moment, peut conduire à porter un regard excessivement sévère sur notre potentiel et saper notre développement personnel.

 

Et si l’on se comportait plutôt envers soi-même comme on le ferait envers un ami dans une situation semblable ? C’est-à-dire, selon toute probabilité, avec gentillesse, compréhension et en donnant des encouragements. Le fait de tourner ce genre de réponse en interne, vers soi-même, s’appelle de l’autocompassion et a fait l’objet de nombreuses études ces dernières années. Alors que les psychologues se sont rendu compte que c’est un outil utile pour accroître la performance dans différents contextes, que ce soit pour bien vivre sa vieillesse ou améliorer ses résultats sportifs, par exemple, d’autres chercheurs et moi-même nous sommes intéressés à la manière dont cela influence positivement le développement professionnel.

Selon les résultats de recherche de Serena Chen et de son équipe, un niveau élevé d’autocompassion se traduit par:

  • les erreurs sont considérés avec beaucoup plus d’indulgence, et ne sont pas sévèrement jugés: il est possible de passer outre.
  • les échecs sont perçus comme une forme de normalité de l’apprentissage: les échecs font partie du lot commun de chaque être humain.
  • "les émotions négatives, en cas de déconvenue ou de déficience restent contenus: elles peuvent s’exprimer, mais ne sont pas autorisées à prendre le dessus"

A lire, donc, "Soyez bienveillant envers vous-même: le pouvoir de l’autocompassion", de Serena Chen, disponible dans le numéro février-mars 2019 du magazine Harvard Business Review

Lundi 21 janvier 2019
Catégorie: Articles

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